39,5 millions d’euros pour développer l’agriculture intelligente en Afrique de l’Est

39,5 millions d’euros pour développer l’agriculture intelligente en Afrique de l’Est

Handicapés plus que d’autres dans leur production agricole à cause des aléas climatiques, les pays de la corne de l’Afrique peuvent continuer à espérer. Le Ministère néerlandais des Affaires Etrangères vient d’accorder un financement de 39,5 millions d’euros pour la mise en œuvre d’un programme d’agriculture intelligente face au climat (AIC) au Kenya, en Tanzanie… Voir l’article

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Handicapés plus que d’autres dans leur production agricole à cause des aléas climatiques, les pays de la corne de l’Afrique peuvent continuer à espérer. Le Ministère néerlandais des Affaires Etrangères vient d’accorder un financement de 39,5 millions d’euros pour la mise en œuvre d’un programme d’agriculture intelligente face au climat (AIC) au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda.

Alors que la zone est sujette à de fortes pluies ou à de grandes sècheresses, ce programme permettra d’accroître non seulement la production agricole mais aussi la sécurité alimentaire dans ces pays grâce à une amélioration de la résilience face au climat à travers la chaîne d’approvisionnement. En effet, l’agriculture intelligente s’impose comme la seule véritable alternative dont disposent les pays africains pour se soustraire du danger que font planer les changements climatiques sur la sécurité alimentaire sur le continent.

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L’Afrique de l’Est étant la partie la plus touchée par ces aléas, ce programme qui sera conduit par un consortium conduit par l’Organisation néerlandaise de développement (SNV) en collaboration avec d’autres partenaires comme le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR), l’Université de Wageningen et Agriterra, une agence agricole néerlandaise, permettra à terme d’augmenter, la capacité de production et les revenus de 300 000 petits et moyens producteurs.

Etabli sur cinq ans, le projet vise aussi à atteindre d’ici 2022, l’amélioration de la performance commerciale de 50 petites et moyennes entreprises ainsi que de 30 coopératives pour leur permettre d’atténuer les effets du changement climatique sur leur chaîne d’approvisionnement.

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Pour rappel, la crise de 2017 avait touché des zones qui se situent au centre et au sud de la Somalie, au sud-est de l’Ethiopie, au nord et à l’est du Kenya, au nord de la Tanzanie, au nord-est et au sud-est de l’Ouganda. Dans ces cinq pays, le nombre de personnes ayant eu besoin d’une aide alimentaire urgente avoisinait les 11 millions.

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André TOKPON

Journaliste spécialiste des questions agricoles

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