DEGAN A. AUBIN, Fondateur du Salon International des Incubateurs et des Startups Numériques d’Afrique (SIISNA)

DEGAN A. AUBIN, Fondateur du Salon International des Incubateurs et des Startups Numériques d’Afrique (SIISNA)


Bonjour, pouvez-vous vous présenter, votre parcours, vos expériences et votre équipage?
Bonjour,Je suis monsieur Arnaud Aubin DEGAN, je suis le Président de SMARTCREATOR.COM, Président fondateur du Salon International des Incubateurs et Startups Numériques d’Afrique.
Après avoir passé un baccalauréat scientifique série C, j’ai entamé des études en télécommunications et réseaux où, j’ai développé mon amour pour le numérique. Mais la passion qui m’a toujours animé est de monter et de gérer des entreprises, des structures organisationnelles, ce qui m’a poussé à préparer des études en managements de projets et des organisations car je puis le dire, mon maître-mot a toujours été d’être autodidacte.

Cette formation me permet aujourd’hui de quantifier et de développer mes différents projets.
Ayant été gérant associant d’une boite opérant dans le domaine des TIC, je me consacre aujourd’hui à la promotion du numérique à travers l’entrepreneuriat social et autres.
Dans ce projet du SIISNA, nous avons signé un contrat de collaboration avec une agence de communication pluridimensionnelle du nom de OVERCOM.
Comme vous pouvez le savoir, il faut souvent faire la mutualisation de compétences, ce qui nous donne la Chance d’aller plus loin.

Qu’est-ce qui vous a convaincu de vous lancer dans l’entrepreneuriat et pourquoi cet événement?
L’entrepreneuriat est défini comme une activité impliquant la découverte, l’évaluation et l’exploitation d’opportunité dans le but d’introduire de nouveaux biens et services, de nouvelles structure d’organisation, de nouveaux marches n’existants pas auparavant.
De ce point de vue, l’entrepreneuriat, comme vous vous en doutez est la clé de développement économique de toute grande nations car créateur de richesses pour le bien-être du peuple.
Investir dans la jeunesse, c’est investir pour le futur. A point douter, nous, jeune génération, avons une mission, être la relève de qualité de nos pères.

Le salon International des Incubateurs et Startups Numériques d’Afrique en abrégé SIISNA, vient répondre à un besoin spécifique, préparer la crème d’une nouvelle génération d’entrepreneurs dans le domaine du numérique. Nous visons à travers ce salon créer une plateforme d’échange des différents acteurs de l’entrepreneuriat autour du numérique, qui, à n’en point douter constitue la quatrième grande révolution économique à laquelle l’Afrique doit participer de façon active et ceci par une jeunesse entrepreneuriale bien préparée.

De ce fait nous pensons mettre les conditions idoines permettant aux jeunes startups, aux jeunes porteurs de se réunir autour des acteurs de l’investissement, de l’incubation, des capitaux pour leur permettre d’être pris en mains pour relever les défis de leurs temps.

Dis-nous quelques mots sur votre Événement et ses objectifs?
Le SIISNA est le Salon International des Incubateurs et des Startups Numérique d’Afrique.

Étant à sa première édition, il réunira du 15 au 17 Juin 2017 prochains divers acteurs du numérique et de l’entrepreneuriat tels que les incubateurs, les investisseurs, les porteurs de projets numériques, des startups et enfin des entreprises ayant réussi dans le domaine du numérique pour partage d’expériences autour du thème :
Le numérique! Quels défis économiques pour l’Afrique ?
Le SIISNA, est né pour répondre à un besoin spécifique, celle de préparer la jeunesse à relever les défis de la quatrième révolution économique, celle du numérique à travers la création d’entreprises numérique innovantes, répondants aux besoins des populations africaines en l’occurrence.

Plusieurs objectifs soutendent effectivement le SIISNA:
L’objectif principal du SIISNA est de renforcer la plateforme d’échanges et de collaboration entre des entreprises à proprement établies, des incubateurs, les startups et le monde économique et numérique. Dans cette perspective, le Salon vise de manière particulière à :
– Créer des opportunités d’emplois,
– Inciter et sensibiliser les jeunes à s’investir dans la création d’entreprises,
– Offrir aux investisseurs du monde et de l’Afrique la possibilité de cerner les potentialités dont regorge ce continent au travers de ces startups et surtout au travers du numérique,
– Créer une génération nouvelle d’entrepreneurs dans le domaine du numérique
– Créer une synergie d’actions regroupant les incubateurs du monde numérique et économique africain
– Promouvoir le marketing des produits ou services liés au numérique
– Faciliter le réseautage entre les startups africaines à travers des partages d’expérience
– Renforcer la synergie des actions pour contribuer ensemble au développement social, économique, environnemental et culturel du pays.
– Financer des startups existantes

Parlez-nous de vos partenaires et des invités de marque?
Pour cette première Edition du SIISNA, nous avons l’honneur de bénéficier du parrainage du ministre Bruno N. KONE, ministre de la communication, de l’économie numérique et de la poste de la République de Côte d’Ivoire, mais également de la Fondation Jeunesse numérique mais aussi de la Frenchtech, regroupant des entreprises de bonnes factures.
Je n’oublierai pas le village des TIC et de la biotechnologie VITIB, qui accueille d’ailleurs le dit événement à Grand Bassam.
Entre autres invités de marque, nous comptons recevoir d’éminentes personnalités du monde des investissements telle que Olivier Furdelle de TERANGA CAPITAL, de directeur Adjoint de la francophonie économique et numérique, bien évidemment des membres influents d’incubation tels que Régina MBODJ de CTIC, Directrice Générale de cette institution et bien d’autres encore.

Quels sont les facteurs clés de succès à maîtriser pour réussir un tel événement?
À n’en point douter, le principal facteur clé de réussite d’un évènement d’une telle envergure, c’est une bonne dose d’organisation avec respect de délais à tous les niveaux et de beaucoup de rigueur de soi.
Quels sont, selon vous, les trois grands freins lorsque l’on entreprend ou investit en Afrique?
La question est un peu trop englobant me semble-t-il mais pour donner une approche, je vous dirais que la méconnaissance des réalités de la mentalité africaine en est pour beaucoup, à cela on peut ajouter les lenteurs administratives.
Mais il faut faire également une bonne analyse de son marché pour résoudre l’équation produit=marché, sinon ce serait la débâcle.

Quels sont les trois leviers de développement sur lesquels il faut se concentrer en Afrique, selon vous?
Le premier levier accélérateur du développement, c’est bien sur la jeunesse de la population africaine, une population à près de 70% de jeunes de moins 25 ans.
À cela on peut ajouter l’éducation, gage de l’acquissions de la connaissance, connaissance condition sine qua non de l’invention, de l’innovation technologique.
Enfin on peut citer la politique d’accompagnement à mettre en place pour booster toute la dynamique JEUNESSE-EDUCATION.

Avez-vous des projets de développement dans d’autres pays africains? Si ou lesquels?
Pour le moment non, mais nous comptons faire du SIISNA, un véritable salon panafricain qui s’organisera dans chaque pays en vue de construire un véritable écosystème numérique africain fort. Car le handicap principal de l’africain, est la mal organisation à tous les niveaux, ce qui est un véritable frein au développement.

Je vous remercie.

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Magazine InAfrik

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