Emplois dans le secteur informatique : L’aventure freelance, du Maroc vers la France

Emplois dans le secteur informatique : L’aventure freelance, du Maroc vers la France

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, la France tend vers un cadre propice à l’auto-entreprenariat. Dans le secteur des technologies de l’informatique, de nombreux postes sont à pourvoir. De quoi susciter l’intérêt de consultants marocains qui voudraient donner un coup d’impulsion à leur carrière. Dématérialisation des procédures, simplification des démarches administratives, prises de rendez-vous en ligne… Il… Voir l’article

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Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, la France tend vers un cadre propice à l’auto-entreprenariat. Dans le secteur des technologies de l’informatique, de nombreux postes sont à pourvoir. De quoi susciter l’intérêt de consultants marocains qui voudraient donner un coup d’impulsion à leur carrière.
Dématérialisation des procédures, simplification des démarches administratives, prises de rendez-vous en ligne… Il faut bien reconnaître que l’auto-entreprenariat marocain a connu de nombreuses avancées ces dernières années. Un changement de cap déterminant qui en a incité plus d’un à opter pour le statut freelance.
Ce samedi matin, ils étaient une trentaine de consultants à s’être réunis au Kenzi Tower Hotel à Casablanca pour une conférence sur le thème «Etre freelance en France : de l’opportunité à la concrétisation», organisée par le groupe marocain Smarteam, spécialisé dans le placement des consultants marocains en France et à l’étranger.
C’est que l’Hexagone, depuis l’élection d’Emmanuel Macron, chantre des startups et de l’ubérisation, deviendrait presque la terre promise des travailleurs indépendants – c’est, du moins, l’ambition de jeunes loups. «Le facteur politique influence bien sûr», confirme Hicham El Maniari, cofondateur de Smarteam, en référence à «la libéralisation du travail» prônée par le nouveau président.
«Plafond de verre»
Basculer dans le freelance en France, c’est aussi un tremplin professionnel, assure Nawfal Sedraoui, autre fondateur de Smarteam. «Ce statut permet d’améliorer nettement ses revenus, de choisir soi-même ses missions et de travailler sur des technologies très sollicitées en France. C’est un accélérateur de carrière», résume-t-il.
Les travailleurs freelance au Maroc, notamment dans le secteur des technologies de l’informatique (IT), se heurtent souvent à un «plafond de verre», estime Nawfal Sedraoui, qui juge les opportunités «restreintes». De même, le «vide juridique» qui entoure le statut freelance au royaume et les «difficultés de recouvrement» ne sont pas sans lasser certains entrepreneurs, observe-t-il encore.
En France, le déclin du contrat à durée indéterminée (CDI) pèse aussi dans la balance : «Ce modèle contractuel est estimé aujourd’hui dépassé car les talents souhaitent intervenir de manière précise, sur un sujet précis et dans un délai précis, tout en gardant leur agilité et leur indépendance», explique Meryem Lebbar, directrice administrative de Smarteam.
Un facteur couplé à un «statut juridique français mature, des projets complexes et d’envergure et une bonne protection sociale», reprend Hicham El Maniari. «En France, les travailleurs freelance sont protégés de tous les côtés, ce qui n’empêche pas les Français d’être très frileux !» Sur les six premiers mois de l’année 2017, le nombre de postes vacants en consultants en technologies de l’informatique plafonne en effet à 51 000. Il devrait s’élever à 240 000 à l’horizon 2020. De quoi créer des vocations pour les informaticiens marocains.

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